piquant pour le censeur de se voir averti de sa lourdeméprise publiquement, et par le journal même soumisà sa juridiction. Furieux , il court au bureau de sonjournal ; et, après avoir fait beaucoup de bruit, il ditau rédacteur indiscret : Monsieur , tenez-vous prêt àvous battre ; j’irai vous chercher demain matin chezvous. — Monsieur, si vous y venez , et que vous fassiezautant de tapage qu’ici, je vous ferai passer par ma fe-nêtre ! — Monsieur!... j’irai vous joindre demain, ac-compagné de L’aide-de-camp de M. le comte de***, quisera mon second.—Monsieur, je ne connais point d’aide-de-cainp; mais si vous voulez me faire connaître la
personne qui vous a r. avant-hier soir, à la faveur
de la nuit, je la prendrai pour second....—Le censeurn’y tenait plus ; la colère le suffoquait. Il sortit pouraller se plaindre au directeur-général de la police. Nouaignorons si cette querelle se sera terminée sur le pré oudans le cabinet de M. le directeur-général.
— Il paraît qu’il y a eu aujourd’hui 27, à la chambrades députés, une discussion assez vive à l’occasion dedeux écrits, l’un de M. Dard et l’autre de M. Falconet,ayant pour objet de faire révoquer les ventes de biensnationaux déclarées irrévocables par nos lois constitu-tionnelles ; écrits qui ont été répandus avec profusion,dans les déparlemens , et qui paraissent y avoir excitéquelques désordres, à la suite des alarmes qn’ils avaientinspirées aux derniers acquéreurs , et des espérances il-légitimes qu’ils avaient fait concevoir aux anciens pro-priétaires. Plusieurs orateurs se sont élevés avec force ,?oit contre les auteurs de ces écrits séditieux et fana-tiques , soit contre les journalistes qui ont eu la fai-blesse, pour ne rien dire de plus, de les annoncer avecéloge dans leurs feuilles. On assure que S. M. , ayanteu connaissance de celui de M. Dard, a , de sa propre