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1 (1815)
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19
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piquant pour le censeur de se voir averti de sa lourdeméprise publiquement, et par le journal même soumisà sa juridiction. Furieux , il court au bureau de sonjournal ; et, après avoir fait beaucoup de bruit, il ditau rédacteur indiscret : Monsieur , tenez-vous prêt àvous battre ; jirai vous chercher demain matin chezvous. Monsieur, si vous y venez , et que vous fassiezautant de tapage quici, je vous ferai passer par ma fe-nêtre ! Monsieur!... jirai vous joindre demain, ac-compagné de Laide-de-camp de M. le comte de***, quisera mon second.Monsieur, je ne connais point daide-de-cainp; mais si vous voulez me faire connaître la

personne qui vous a r. avant-hier soir, à la faveur

de la nuit, je la prendrai pour second....Le censeurny tenait plus ; la colère le suffoquait. Il sortit pouraller se plaindre au directeur-général de la police. Nouaignorons si cette querelle se sera terminée sur le pré oudans le cabinet de M. le directeur-général.

Il paraît quil y a eu aujourdhui 27, à la chambrades députés, une discussion assez vive à loccasion dedeux écrits, lun de M. Dard et lautre de M. Falconet,ayant pour objet de faire révoquer les ventes de biensnationaux déclarées irrévocables par nos lois constitu-tionnelles ; écrits qui ont été répandus avec profusion,dans les déparlemens , et qui paraissent y avoir excitéquelques désordres, à la suite des alarmes qnils avaientinspirées aux derniers acquéreurs , et des espérances il-légitimes quils avaient fait concevoir aux anciens pro-priétaires. Plusieurs orateurs se sont élevés avec force ,?oit contre les auteurs de ces écrits séditieux et fana-tiques , soit contre les journalistes qui ont eu la fai-blesse, pour ne rien dire de plus, de les annoncer avecéloge dans leurs feuilles. On assure que S. M. , ayanteu connaissance de celui de M. Dard, a , de sa propre