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nistres ait été clairement établie, et la liberté de Istpresse définitivement assurée.
— Le rédacteur du Journal de Paris annonce dans safeuille du 18 , qu’il a été témoin d’une vexation assezsingulière, exercée par un agent subalterne de la police,en exécution de la fameuse ordonnance de M. le direc-teur-général, sur la célébration des fêtes et dimanches.Cet agent, dit - il, ne voulait pas permettre qu’unmarchand, dont l’habitation n’avait pas d’autre issueque la porte de sa boutique, sortît de chez lui, sousprétexte qu’aux termes de l’ordonnance , cette portadevait être fermée. Le rédacteur ajoute que l'honnêtenégociant a été force d’opposer la force de son bras à lasotise des raisonnemens de son adversaire ; mais il nedit pas si le mouchard a été arrêté, pour être livré auxtribunaux ; ce qui ne permet pas de douter que ce faitne soit resté impuni. Ne sera-t-il donc fait justice d’aucunacte arbitraire, et les ministres seront-ils inviolablesjusque dans les derniers de leurs agens? Cet homme depolice était coupable , non-seulement envers le public ,mais il l’était même envers son chef qui, regrettant avecroison d’avoir violé, par son ordonnance, plusieurslois fondamentales du royaume , a écrit circulairementet confidentiellement, comme tout le monde le sait,à MM. les commissaires de police de ne point en sur-veiller l’exécution avec trop de rigueur.
— On assure généralement, depuis plusieurs jours,que le rejet du projet de loi sur la censure, présenté à lachambre des députés par M. l’abbé de Montesquiou,estformellement arrêté dans les deux chambres.
— Nous croyons devoir aux amis de la censure descomplimens de condoléance, au sujet de la petite morti-fication qu’elle vient de recevoir dans la personne deson féal et amé le sieur Demersan , censeur en pied du