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1 (1815)
Entstehung
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délicat, de plus fin, de plus désintéressé? Que nepromet pas cette première démonstration de tendresse?Elle nous autorise à espérer que lAngleterre daignerafaire encore quelques pas vers nous, pour se trouver tout-à-fait à portée de nous embrasser. Si jamais elle pousselamitié jusque-, elle peut compter sur la vivacité denotre reconnaissance, et sur lénergie des témoignagesque nous lui en donnerons.

On a lu dans les journaux de la Belgique , quecent ouvriers de marine anglaise, arrivés à Gand,étaient dirigés sur Anvers. On se demande ce que cesouvriers peuvent aller faire à Anvers? A-t-on besoindeux pour démolir les vaisseaux quisont en constructionsur le chantier, et dont les matériaux doivent être par-tagés entre la France et la Hollande; ou bien lAngle-terre, par suite de ses nouveaux sentimens pour nous ,voudrait-elle nous faire la galanterie de les faire ache-ver pour les joindre à ceux qui nous restent , et aug-menter ainsi notre marine?

Le ministre des finances a présenté à la chambredes députés, dans la séance du 22 de ce mois, un projetde loi ayant pour objet de régler le budjet de 1814, etde pourvoir aux dépens de i 8 i 5 . Le public na pas vusans surprise et sans inquiétude que le ministère deman-dât de largent avant quil ait encore été fait aucuneloi pour assurer la liberté publique et le maintien duneconstitution qui nest, en quelque sorte, québauchée.Les dispositions quil a montrées jusquà présent ne sontpas asse? rassurantes pour quon puisse , sans danger ,décréter des impôts avant que cette constitution soitterminée; et tout le monde espère que la chambre desdéputés, éclairée sur le piège quon lui tend, ne donneraaucune attention au nouveau projet de loi sur les fi-?aancej, au moins avant que la responsabilité des mi-