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délicat, de plus fin, de plus désintéressé? Que nepromet pas cette première démonstration de tendresse?Elle nous autorise à espérer que l’Angleterre daignerafaire encore quelques pas vers nous, pour se trouver tout-à-fait à portée de nous embrasser. Si jamais elle poussel’amitié jusque-là, elle peut compter sur la vivacité denotre reconnaissance, et sur l’énergie des témoignagesque nous lui en donnerons.
—— On a lu dans les journaux de la Belgique , quecent ouvriers de marine anglaise, arrivés à Gand,étaient dirigés sur Anvers. On se demande ce que cesouvriers peuvent aller faire à Anvers? A-t-on besoind’eux pour démolir les vaisseaux quisont en constructionsur le chantier, et dont les matériaux doivent être par-tagés entre la France et la Hollande; ou bien l’Angle-terre, par suite de ses nouveaux sentimens pour nous ,voudrait-elle nous faire la galanterie de les faire ache-ver pour les joindre à ceux qui nous restent , et aug-menter ainsi notre marine?
— Le ministre des finances a présenté à la chambredes députés, dans la séance du 22 de ce mois, un projetde loi ayant pour objet de régler le budjet de 1814, etde pourvoir aux dépens de i 8 i 5 . Le public n’a pas vusans surprise et sans inquiétude que le ministère deman-dât de l’argent avant qu’il ait encore été fait aucuneloi pour assurer la liberté publique et le maintien d’uneconstitution qui n’est, en quelque sorte, qu’ébauchée.Les dispositions qu’il a montrées jusqu’à présent ne sontpas asse? rassurantes pour qu’on puisse , sans danger ,décréter des impôts avant que cette constitution soitterminée; et tout le monde espère que la chambre desdéputés, éclairée sur le piège qu’on lui tend, ne donneraaucune attention au nouveau projet de loi sur les fi-?aancej, au moins avant que la responsabilité des mi-