( >5 )
semble pourtant que ce qui est sujet de scandale pourl’Europe entière ne devrait pas être soumis à la juri-diction exclusive d’un seul peuple.
Le Journal de Paris , qui commence à montrerdepuis quelque temps une sage et honorable Indépen-dance, répète fidèlement toutes les nouvelles inséréesdans les journaux anglais et allemands , sur les affairesintérieures de l’Espagne. Comme ces nouvelles ne sontpas toujours flatteuses pour le roi Ferdinand , l’ambas-sadeur de S. M. C. en France vient d’adresser desp'aintes assez vives au Journal de Paris , de ce qu’ilcopie ainsi les journaux étrangers , dans mie lettre parlaquelle S. E. traite de mensongers et de calomnieuxtous les rapports que ces journaux renferment sur cequi se passe en Espagne. Il n’est personne qui ne sentecombien une pareille réclamation est peu fondée. Quantà l’exactitude des nouvelles dont S. F.. conteste la véra-cité, nous laissons le lecteur juger qui, dans cette occa-sion , mérite le plus de confiance, ou des journalistes quiles rapportent, ou de l’ambassadeur qui les nie.
— Nous ne saurions assez nous féliciter de l’heureuxeffet que le traité de paix a produit dans les dispositionsde l’Angleterre à notre égard. Nous nous sommesmontrés si accomuiodans , elle a tellement lieu d’êtresatisfaite , qu’il paraît certain qu’elle nous prend cettefois en belle amitié. Il me semble, en effet, qu’ellenous donne depuis trois mois la preuve la plus constanteet la moins équivoque de ses sentimens dans tout cequ’elle fait pour se fixer dans la Belgique, où elle estparvenue à s'installer momentanément. Si elle mani-feste le désir d’avoir ce pied-à-terre sur le continent, ilest clair que c’est uniquement pour se trouver plus prèsde nous, et pour avoir des occasions plus fréquentes defraterniser avec la France, sa chère sœur. Quoi de plu*