( 14 )
Est-ce que la liberté de la presse, est une institutionétrangère, quand elle vient'd’être consacrée parlesnôtres? Serait-il d’ailleurs si malheureux qu’elle corri-geât ce que nos mœurs offrent de vicieux? Il me semblequ’elle nous rendrait un service éminent si elle parvenaità inspirer un peu de pudeur à certains écrivains , apolo-gistes complaisans de tous les écarts du ministère , et quin’ont de courage que pour attaquer les lois de leur pays.
— On écrit des bords du Mein , le 6 juillet, quel’organisation française est entièrement conservée danstous les départemens ci-devant français de la rive gauchedu Rhin , et qu’en changeant les dénominations desfonctionnaires publics, on leur a laissé toutes leurs attri-butions, Ce respect des princes étrangers pour les insti-tutions des peuples , devrait servir de. leçon "â nos mi-nistres qui montrent si peu de respect pour les nôtres.LL.EE. trouveront sans doute que ce sontlà des condes-cendances qu’on n’a besoin d’avoir .que' pour des paysnoùvéllement conquis : eh bien ! qu’elles considèrentanssi les départemens que S. M. a daigné leur confier,comme des pays nouvellement, conquis pour elles, et oùelles ne parviendront à se maintenir qu’en respectant leslois 1 qu’elles ont trouvé établies , et de l’observationdesquelles elles répondent à la nation.
• j—P armi les actes patriotiques et éclairés du nouveaugouvernement espagnol, on cite, comme les plus dignesd’admiration , le rétablissement des ordres religieux; larestitution qui leur a été faite de leurs couvens et deleurs biens ; l’exemption accordée au clergé de contri-buer aux.charges de l’Etat, si ce n’est par des donsvolontaires^ le rétablissement de la dîmo çt celui del’inquisition. Faut-il s’abstenir de toute réflexion sur dopareils actes? Il n’appartient, dit-on, qu’à la nationespagnole de les approuver ou de les improuver ; il