C 8 )
Lu durée de ces bienfaits, Sire, paraît devoir êtreinaltérable , lorsqu’ils arrivent au moment d’une paixque le ciel accorde enfin à la France. L’armée qui acombattu pour la patrie et pour l’honneur, et le peuplequ’elle a défendu , reconnaissent à l’envi que cette paix,signée dès le premier mois du retour de V. M. dans sacapitale, est due à l’auguste maison de Bourbon , au-tour de qui la grande famille française se rallie touteentière dans l’espoir de réparer ses malheurs.
Oui, Sire, tous les intérêts, tous les droits, toutesles espérances se confondent sous la protection de lacouronne. On ne verra plus en France que de véritablescitoyens , ne s’occupant du passé qu’afin d’y chercherd’utiles leçons pour l’avenir, et disposés à faire le sa-crifice de leurs prétentions opposées et de leurs ressen-timens. Les Français, également remplis d’amour pourleur patrie et pour le Roi , ne sépareront jamais dansleur cœur ces nobles sentiinens; et le Roi, que la pro-vidence leur a rendu , unissant ces deux grands res-sorts des états anciens et des états modernes , conduirades sujets libres et réconciliés à la véritable gloire etau bonheur qu’ils devront à Louis-le-Désiré.
Réponse de Sa Majesté.
Je suis profondément sensible aux sentimens que metémoigne la chambre des députés des départemens. Dans1out ce que vous me dites au sujet de la charte consti-tutionnelle, je vois le gage de cp concours de volontésentre la chambre et moi , qui doit assurer le bonheurde la France. Les derniers mots de votre adresse metouchent vivement. Bien des noms ont été donnés parl’enthousiasme; mais dans celui que le peuple françaisme décerne aujourd’hui par votre organe, et que j’ac-cepte de tout mon cœttr, je vois l’expression des senti-mens qui l’unirent toujours à son Roi, et qni firent maconsolation dans les temps de ma longue adversité.