disait Bossuet du grand Coudé : La France voit en vousce je ne sais quoi d’achevé que les malheurs ajoutentaux grandes vertus.
Au milieu des circonstances merveilleuses qui vousont replacé , Sire , sur le trône de Saint-Louis et deHenri IV, V. M. aurait eu pour présenter des lois àson peuple plus d’ascendant que n’en avaient ces an-ciens si révérés , dont le génie seul fonda les Etats lesplus libres. Mais V. M. a senti qu’elle imprimerait auxlois de la France un caractère plus irrévocable en sanc-tionnant le vœu des Français. C’est en elfet en accueil-lant les principales dispositions présentées par les diffé-rons corps de l’Etat , c’est en écoutant tous les vœux ,que V. M. a formé cette charte constitutionnelle qui ,par le concours de toutes les volontés , raffermit à lalois les bases du trône et de la liberté publique.
Interrogeant les siècles , V. M. a combiné d’anciensusages avec des mœurs nouvelles , et nos institutions setrouvent accommodées aux temps, aux progrès del’esprit , à l’état de la civilisation , aux rapports desnations entre elles. V. M. a voulu travailler aussi à larestauration de ce peuple , dont elle a dit que l’amourl’avait rappelé au trône de ses pères.
Plus rapprochée des besoins du peuple (selon les pa-roles de V. M.), les députés sont destinés à les luifaire connaître et à concourir aux moyens de les sou-lager.
La charte ouvre aux accens de la vérité toutes lesvoies pour arriver jusqu’au trône , puisqu’elle consacrela liberté de la presse et le droit de pétition. Entre lesgaranties qu’elle donne , la France remarquera la res-ponsabilité des ministres qui trahiraient la confiance de