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avons de peine à revenir des habitudes stupides del’esclavage! Supposons qu’en Angleterre un ministremalicieux s'avisât de vouloir attenter à la liberté dela presse , et instituer des censeurs, pour le plusgrandbien de la belle littérature ; qu’arriverait-il, bon dieu !à ce singulier ministre? ( Lignes supprimées parla cen~sure. )
Chaque bourgeois de Londres, tout en criant viveleroi! produirait légitimement sa demande pour l’ex-pulsion la plus prompte de cet ennemi des lois. Maisnous, hélas ! avec une constitution plus positive en-core en faveur de la presse que celle des Anglais, nousSommes loin d’avoir cet esprit public que la libertéde la presse pourrait seule nous donner à la longue.Résignons nous , il faut la perdre. Faisons-lui notredernier adieu, en souhaitant, avec M. le duc de Bran-cas , qne le ministre soit responsable de ce funesteévénement. G. F.
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SUR LE CONSEIL D’EN-HAUT.
Lorsque les Français lurent dans Vordonnance du29 juin dernier , que le roi reconnaissait l’ avantagede simplifier l’organisation de son conseil , et qu’on nepouvait se dispenser de la mettre en harmonie avec leschangemens survenus dans la forme du gouverne-ment (1), et dans les habitudes de ses peuples , chacun
(1) Trois ministres assurent que ces changemens nesont que provisoires.