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se demanda ce que signifiait la qualification de con-seil d'en haut donnée (art. 5) au conseil des ministresactuellement existant?
Les journaux ? en nous apprenant que le roi aprésidé ( 2,3 septembre ) le conseil d’en haut, provo-quent de nouvelles recherchessur cette très-singulièredénomination.
Ce que l’on trouve de plus clair à cet égard est ladissertation sur le conseil d’état, insérée dans lesMémoires historiques et critiques de Mezerai ( i ) , pu*bliés en iy53 (Amsterdam , Jean-Frédéric Bernard),pages 140 et suiv. du tonie II, in- 12. On y lit cespropres expressions.
cc C’est une entreprise manifeste et intolérablen quand il ( le conseil ) entreprend de casser ou in-» finner des arrêts du parlement. Qu’on nedise pointai que le roi étant présent à la délibération, et celail se faisant dans le conseil d’en haut , il n’y a point3i d’autorité au-dessus de ta sienne. Car ce conseilsi d’en haut est un mot nouveau forgé par les miriis-3> très pour appuyer leur tyrannie. C’est une iuven-3i tion de la régence, sous Louis XIII: on ne savait3i auparavant ce que c’écait que le conseil d’en hautei» Les étrangers (2) ont corrompu la façon de parler31 de nos pères, aussi bien que leurs mœurs et leur3> discipline.
ii Mais , soit que le roi soit présent en conseil, soit11 qu’il 11’y soit pas présent, du moins est-il certain31 qu’il n’y assiste pas pour y détruire les lois de sou11 royaume; au contraire, la souveraineté consiste3i particulièrement à les maintenir. C’est son ser-31 ment, c’est le contrat qu’il a fait avec ses peuples.31 Tout ce qui se traite dans son conseil 11e peut donc
(1) Le manuscrit est à la bibliothèque du roi.
(2) Les Concini, les Galigaï, qui abreuvèrent d’amer-tume les dernières années de Henri IV , et auxquels lapostérité reproche l’assassinat du meilleur des rois.
Tom. I er . — Cahier xa. 38