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nable , ou du moins spécieuse, en faveur de ce projetdéplorable.

Mais, puisquil en est temps encore, profitons de cesderniers moinens dune liberté sans laquelle tou tes nosautres libertés seront précaires et milles par cela même jprofitons-en, sinon dans lespoir de la conserver, dumoins pour lui rendre le dernier hommage, pour ac-quitter notre conscience et lhonneur national, en lapoursuivant de nos vœux et de nos suffrages publicsjusquà ce quon nous lait ravie. Rendons grâqps auxnobles défenseurs de la constitution, qui , par uneopposition patiente et ferme à la fois , ont si souventréduit à labsurde les adversaires de la liberté de lapresse. Recommandons à la reconnaissance et àladmiration des Français les honorables noms deMM. Benjamin de Constant, Raynouard, Lanjui-nais, Dedelay-dAgier, deBrancas, Lenoir-Laroche,

Cholet, Boissy-dAnglas, Dumolard.: disons que

les assemblées représentatives les plus formées , lesplus mûries par un long usage de la liberté, offrentpeu dexemples dune aussi belle discussion que cellequi a eu lieu à la chambre des pairs du côté de lop-position au projet de loi.

Mais, après tout, comment se peut-il faire que tantdinconstitutionnalitéssoient sur le point dêtre sanc-tionnées?.Cest que nous navons point desprit

public", cest que, malgré lévidence des principes,nous navons , sur nos plus grands intérêts , que desopinions molles et flottantes que nous sommes prêts àabandonner avec la dernière indiflérence , tant nous