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toujours parlé de l’Amérique de manière à nouafaire croire qu’ils la considéraient comme une colo-nie révoltée, et qu’ils ont définitivement adopté leprojet de la ramener à l’obéissance. Si ces esclavespouvaient seulement habiter l’Amérique pendantvingt-quatre heures, ils penseraient bientôt autre-ment. Mais, en attendant, ils trouvent des hommesà tromper, des esprits faibles qu’ils induisent eu er-reur, et qui ne s’apercevront de leur crédulité qu’a-près une funeste expérience.
Un journal (le Censeur Ecossais') -publiait, il y aquelques jours, une conversation qui, disait-on,avait eu lieu entre M. Jeffrays et M. Madisson. L’onrapportait que ce dernier, étant ;\ table avec M. Jef-frays, lui demanda ce que le peuple d’Angleterrepensait de la guerre avec l’Amérique ; à quoi M. Jef-frays répondit qu’il en avait entendu parler seule-ment une fois par quelqu’un à Liverpool. Ainsi, àles en croire, une guerre avec l’Amérique est de sipeu d’importance , pour la grande nation anglaise ,que le peuple n’y fait pas même attention. Ily fera attention par les avis des receveurs des taxes,si ce n’est par une autre voie. Ces Messieurs leurdiront ce que c’est que d’être en guerre avec l’Amé-rique. Cependant la fausseté de ce mépris est renduemanifeste par l’article même que je critique; car ily est dit que la liste de la marine américaine doitcauser de Xves-sèrieuscs réflexions : ce n’est plus unsujet d’ironie. L’écrivain s’écrie : Ildlas! cela peutç.trc appelé une marine , et il dit que notre sûreté nation