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1 (1815)
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547
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toujours parlé de lAmérique de manière à nouafaire croire quils la considéraient comme une colo-nie révoltée, et quils ont définitivement adopté leprojet de la ramener à lobéissance. Si ces esclavespouvaient seulement habiter lAmérique pendantvingt-quatre heures, ils penseraient bientôt autre-ment. Mais, en attendant, ils trouvent des hommesà tromper, des esprits faibles quils induisent eu er-reur, et qui ne sapercevront de leur crédulité qua-près une funeste expérience.

Un journal (le Censeur Ecossais') -publiait, il y aquelques jours, une conversation qui, disait-on,avait eu lieu entre M. Jeffrays et M. Madisson. Lonrapportait que ce dernier, étant ;\ table avec M. Jef-frays, lui demanda ce que le peuple dAngleterrepensait de la guerre avec lAmérique ; à quoi M. Jef-frays répondit quil en avait entendu parler seule-ment une fois par quelquun à Liverpool. Ainsi, àles en croire, une guerre avec lAmérique est de sipeu dimportance , pour la grande nation anglaise ,que le peuple ny fait pas même attention. Ily fera attention par les avis des receveurs des taxes,si ce nest par une autre voie. Ces Messieurs leurdiront ce que cest que dêtre en guerre avec lAmé-rique. Cependant la fausseté de ce mépris est renduemanifeste par larticle même que je critique; car ily est dit que la liste de la marine américaine doitcauser de Xves-sèrieuscs réflexions : ce nest plus unsujet dironie. Lécrivain sécrie : Ildlas! cela peutç.trc appelé une marine , et il dit que notre sûreté nation