nale dépend de cette guerre. Si ce paragraphe est Inpar M. Madisson , il ne manquera pas de rire, aurapport de notre Censeur Ecossais qui, je pense,s’en retournera chez lui bien fâché contre un peupledans la basse classe duquel il ne trouverait pas unvéritable Américain qui lui ôtât son chapeau. C’estdans le Morningae- Chronicle que j’ai lu ce paragra 1 -plie j et, venant de cette source, je crois assez queM. Jeffrays en est l’auteur. Qu’il ait dîné avecM. Madisson , cela est possible, suivant l’habitudedu pays ; mais il n’est pas probable que M. Ma-disson lui ait fait une question semblable. En toutcas, ce n’est pas reconnaître l’hospitalité et la con-descendance du président, que de publier une telleanecdote.
Les rois et les princes ont raison de se distinguerpar de superbes voitures, de grosses perruques et degrandes robes , etc. Ce brillant en impose au vul-gaire ; mais le peuple d’Amérique n’a pas jusqu’icilourni à son premier magistrat les moyens de fairetant d’étalage. Toute sa liste civile ne pourrait ysuffire. Pour compenser cela , M. Jeffrays auraitpu voir, un samedi matin, sur les sept heures, dansles villes de Philadelphie et de New-Yorck, cinqcents ouvriers revenant du marché avec une 2r0s.sevolaille pour le dîner du lendemain ; il n’en auraitpas rencontré un qui lui eût cédé le haut du pavé,ou qui eût ôté son chapeau devant lui ; et cela mé-ritait bien l’attention d’un philosophe et d’un auteurqui écrit sur l’économie politique. Avoir rapporté