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et avec dix fois moins de travail que ne nous en coûtela culture des pommes dans le Sommersetshire ; où leLois de construction se trouve au Lord des rivières,sur lesquelles les vaisseaux de première force peuventnaviguer, ce qui invite à la construction pour l’O-céan ; où les champs sont entourés et séparés pardes barrières de cèdre et de châtaignier 5 pense-t-il ,dis-je, qu’il soit possible d’empêcher un tel peuplede devenir une grande puissance maritime, et d’ac-quérir la plus grande prépondérance parmi les na-tions? S'il est assez sot pour se bercer de telles espé-rances, il doit être plus borné que tous ses confrèresles journalistes. Cependant, c’est pour exécuter cettepieuse entreprise qu’il faut arrêter le* progrès de lanature, élever une barrière contre la torce naturelledes choses, arrêter les effets de la chaleur du soleil,dépenser plusieurs centaines de millions sterlings , etfaire couler des torrens de sang.
Ce 11’est pas , il faut l’avouer, une réflexion agréa-ble que celle de penser que l’Angleterre doit unjour être éclipsée sur les mers. Mais peut-on justifierou essayer de justifier une guerre qui dévastera unpays, sur le simple soupçon que tôt ou tard ce paysnous surpassera en puissance? Les chances en notrefaveur sont que les Etats-Unis d’Amérique serontun jour divisés. Dans ce cas, ils se feront souvent laguerre, et peut-être qu’aucun de ces partis 11’égaleral’Angleterre en puissance.
Si quelque chose pouvait prolonger leur union au-delà de ce qu’elle doit durer naturellement, c’est une*