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faite liberté, et sont, suivant eux, un exemple dan-gereux pour le monde. Mais ces hommes sont prudeusjen avouant leurs principes abominables , ils les dé-guisent, et s’efforcent d’aflicher des sentimens plusdélicats ; ils excitent les craintes patriotiques dupeuple qu’ils portent à cette guerre , en lui présen-tant l’idée que si l’Amérique n’est pas bouleversée ,ou au moins abaissée, en peu d’années elle sera ca-pable , conjointement avec la France , de nous battresur l’Océan.
Ici le journaliste rapporte un article inséré dans leThimes , dans lequel on remarque qu’a près avoir faitla récapitulation des forces maritimes de l’Amérique,et avoir traité MM. Madisson et Jefferson d’infâmesconspirateurs, l’auteur ne voit d’autre remède aumal qu’il paraît craindre, q ne l'en her anéantissementde la marine américaine. Puis il ajoute :
Si l’on se souvient des plaisanteries de cet hommesur la marine américaine, il y a environ deux ans,on doit rire des réjleæions sérieuses que lui a fait fairela simple vue de la liste des vaisseaux américains.Mais pourquoi cela? Pense-t-il que huit millionsd’hommes , habitant un pays qui renferme plusieursrivières dont les plus petites branches sont pluslarges que la Tamise au pont de Londres ; quiproduit le maïs , des melons , une récolte defroment et une autre de sarrasin dans le mêmechamp et dans la même année ; où les récoltessont portées dans la grange au milieu de septem-bre, où les pêches croissent en grande abondance