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mun. Les Français ont toujours été extrêmementforts chez eux 5 et il est aussi difficile aux étrangersde s’y maintenir, qu’il est difficile aux Français des’établir solidement hors de leurs foyers.
Si nous prenons une fois ce principe pour notrerégulateur politique , nous aurons apporté un grandremède à cette inconstance , à cette instabilité quitient bien plus aux circonstances locales qu’au ca-ractère volage qu’on attribue ordinairement auxFrançais. Les Français ne sont pas plus volages queles liabitans des autres pays , et la révolution aprouvé qu’ils sont susceptibles d’une grande constanceet d’une grande ténacité dans leurs entrepiises ,quand ils ont devant les yeux un objet digue de leurambition. Ils 11e se disséminent en petites passionsque parce qu’on ne leur en offre pas une grande quiles fixe tous, en réunissant en faisceau leurs forcesindividuelles.
Puisqu’il est donc prouvé par l’expérience quel’esprit national n’est point un être métaphysique etabsurde, c’est à le faire naître que le gouvernementdoit s’appliquer; c’est à en rassembler les élémens età les mettre en œuvre. Les élémens de l’esprit na-tional sont l’honneur, la sensibilité, l’urbanité quesemble inspirer le climat, toutes les qualités par les-quelles la nature a voulu distinguer les peuples lesuns des autres. L’art de mettre en œuvre ces élé-mens consiste dans une législation , une éducation,des institutions appropriées au but qu’011 se propose.
Je suis loin de vouloir approfondir tous ces objets;