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1 (1815)
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512
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donnait la preuve , et si nous ne la voyions encoreexister a un liant degré chez quelques nations voi-sines.

En Angleterre, toutes les fortunes particulièressont liées à la fortune publique 5 chacun est puissam-ment inséressé à ce que celle-ci néprouve jamais de-branlemens sensibles 5 par conséquent la grande ma-jorité de la nation est nécessairement pour le gouver-nement , et le parti de lopposition ne peut être quetrès-faible ; il nest que pour tenir tout le mondeen haleine , et rendre les discussions plus piquanteset plus approfondies. Yoilà pourquoi lAngleterre aun esprit national.

Il nen est pas de même en France 5 les fortunes in-dividuelles étant des parties mêmes du sol , se trou-vent moins liées les unes aux autres, plus indépen-dantes de la direction générale des affaires, qui peu-vent péricliter jusquà un certain point, sans altérerles propriétés foncières dans lesquelles réside , la for-tune publique. Yoilà pourquoi il y a plus disolementen France , plus dégoïsme , peu ou point despritnational: et cependant il en faut un ; car il ny a queles grandes passions qui fassent les grandes nations.Chez lune , cest la passion de la liberté; chez uneautre , cest celle des conquêtes ; chez une antre , lefanatisme religieux ; chez nous , ce doit être lamourde la patrie , cest-à-dire , lamour du sol qui nous avu naître (1).

( 1 ) Et des institutions sous lesquelles nous sommesobligés de vivre.