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unique tut que nous devions nous proposer, si nousne connaissons pas ce qui constitue ce maximum^ com-ment l’atteindrons-nous? Quelles x'outes devons-nousprendre pour y arriver? et quand nous les aurons dé-couvertes , comment déterminerons-nous chacun àles suivre ?
A cela je réponds que c’est avec le progrès des lu-mières qu’on parviendra successivement à découvrirces routes , et qu’on déterminera chacun à les suivrepar la formation d’un esprit national. La science dugouvernement se perfectionneinsensiblement commetoutes les autres par l’expérience et la méditation.Dès que tout le monde cherchera de tonne foi ce quiconvient le mieux à la grande famille, chaque jourajoutera aux connaissances de la veille , on cesserade marcher dans le vague , et tous à l’envi apporte-ront le tribut d’intelligence à la niasse commune.
Mais quel sera le grand mobile de tous ces effortsparticuliers ? qu’est-ce qui leur donnera cette ten-dance uniforme vers un même but? Ce ne peut êtreévidemment qu’une forte et noble passion , et cettepassion 11e peut être que l’amour de la patrie. Il fautdonc faire naître cet amour ; il faut créer un espritnational ; c’est là ce qui nous manque, et ce quinous manque à tel point, qu’à peine pouvons-nonsnous en faire l’idée ; que personne , pour ainsi dire ,ne comprend chez nous comment on peut sacrifierson intérêt propre à l’intérêt général, s’oublier soi-même pour le salut et la gloire do son pays,et qu’01111e croirait peut être pas à la possibilité de son exis-tence, si l’histoire des peuples anciens ne nous en