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difficiles ; sur lesquelles on s’est si souvent égaré ;seulement on croit que la question est susceptible dediverses solutions , suivant la nature du gouverne-ment de chaque pays, et qu’il y a beaucoup de pointsqui doivent être connus à tous, comme la nécessitéd’une législation civile et criminelle, d’une forcepublique, d’une administration financière, d’éta-blissemens pour l’instruction de la jeunesse.
Quoiqu'il ne soit pas possible de fixer théorique-ment les limites des différens pouvoirs, on voitqu’ils n’en doivent pas moins tous être créés dans lebut de la plus grande prospérité nationale ; et quepar conséquent les distinctions, les privilèges nedoivent être admis dans l’organisation qu’autantqu’ils tendent à remplir cet unique objet 5 ce sontdes rouages destinés à faire mouvoir la machine ,mais qui 11e sont pas là pour eux-mêmes , et qu’ondoit même éliminer lorsqu’ils ne font que compli-quer le mécanisme et augmenter les frottemens. Dequelqu’importance que soit l’une quelconque de sespièces , fût-elle même comme le grand ressort dansune montre , il serait absurde de dire que la montreest faite pour le ressort, et non le ressort pour lamontre. C’est ici l’application de l’apologue desmembres et de l’estomac , les membres ne sont pointfaits pour l’estomac, ni l’estomac pour les membres ymais tous sont faits pour l’organisation de la ma-chine humaine.
Mais, dira-t-on , quoique nous sachions que lemaximum de la prospérité nationale soit le grand et