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1 (1815)
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509
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Cest donc entre la liberté absolue et le pouvoirabsolu quexiste le maximum cherché de la prospériténationale ; cest-à-dire , quil faut nécessairementpour lobtenir que, dune ipart, la liberté soit ren-fermée dans certaines bornes , et que, de lautre, lepouvoir soit limité ; or , cest cette liberté ainsi res-treinte que je nomme liberté sociale , et ce pouvoirtempéré que je nomme pouvoir légitime.

Donc il faut que, parmi les citoyens , les uns re-noncent à leur chimère de liberté absolue, et les au-tres à leur prétention insoutenable de pouvoir illi-mité : il faut que de part et dautre on fasse un gé-néreux abandon de ce qui peut nuire à cet état deprospérité , qui doit être le vœu de tous. Cétait parces réflexions, sans doute , quil fallait commencerla révolution , et la révolution naurait pas eu lieu.

Pour fixer dune manière précise le point ilconvient de sarrêter entre les deux extrêmes dontnous avons parlé , il faudrait connaître létat desociabilité le plus parfait, ce dont personne ne peutse flatter; mais il suffit quon puisse juger à propos,pour constater lexistence de ce principe, qu'un pa-reil état de choses ne peut se concilier ni avec uneliberté indéfinie , ni avec un pouvoir absolu.

Létat social peut sorganiser de diverses manières,et réunir une infinité de modifications; car lexpé-rience prouve quil peut prospérer , soit dans unemonarchie convenablement mitigée , soit dans ungouvernement populaire convenablement balancé ;et mon objet nest pas de me livrer à ces recherches