Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
490
Einzelbild herunterladen
 

( 49 ° )

.sur les sièges de nouvelle création ; les antres signa-lèvent leur opposition à cette censure violente, par desprotestations énergiques, fortement motivées , quilsnont jamais révoquées ,.et qui réduisent les évêquesconcordatistes à nêtrequelessimplesadministrateursprovisoires des églises dont ils se prétendent les vraiset perpétuels titulaires.

Observez, i°. que selon nos maximes, qui sontcelles de toute lantiquité, le pape navait pas mêmele pouvoir de destituer un seul évêque ; quon luiavait seulement accordé de nommer, sur les lieux ^douze collègues de celui qui se trouvait prévenu dundélit pour lui faire son procès , et le déposer sil yavait lieu ; a°. que les prélats sur lesquels Pie YIIfaisait alors peser tout le poids de son autorité, étaientceux qui subissaient alors les rigueurs de la dépor-tation , pour avoir agi de concert avec Pie YI, danslaffaire de la constitution civile du clergé \ 3 °. que lesévêques anti - concordatistes furent obligés , poursoutenir leurs protestations, dinvoquer les maximesconservatrices du droit canonique français , quilsavaient jusque- repoussées , dans laffaire de laconstitution unigenitus : 4°. que les évêques concor-datistes neurent dautre moyen pour colorer leurtitre, que celui de recourir aux maximes ultramon-taines que les palais de léglise gallicane sétaientfait un devoir de proscrire dans les beaux jours decette église célèbre.

Les concordatistes prétendaient se justifier en pu-bliant par la plume dun homme qui était regardécomme le grand régulateur du clergé , que dans les