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temps de trouble, où la religion est en péril, le papeest au-dessus de toutes les lois ; mais on a vu > de-puis , ce même homme partir de ce cas d’exceptionpour mettre l’autorité pontificale au niveau de celledes conciles généraux , même dans le cours ordinairedu gouvernement de l’église 5 et voilà l’inconvénientde ces grandes maximes de circonstances , dans labouche des ennemis secrets de nos libertés.
Du reste, cette maxime n’a aucun fondement dansl’antiquité ; elle est contraire à la constitution del’église et à l’usage qu’on en a fait, puisqu’une af-faire de cette importance , sur laquelle on ne laissaitaux évêques pour prendre isolément leur parti , quedix jours de réflexions , ne pouvait être traitée quedans un concile. Cette marche était tracée par laconduite des évêques d’Afrique dans une circons-tance à peu près la même.
La seconde époque du pontificat de Pie VII es icelle de son voyage en France , entreprise sous l’in-fluence du cardinal Consalvi, principal agent du con-cordat, contre l’avis du sacré collège. Ce voyage avaitété précédé du refus d’admettre l’agent de Louis XVIIIprès la cour de Rome , et de l’ordre signifié à tousles cardinaux de reconnaître le nonvel Empereur desFrançais. Quel fruit Pie VII recueillit-il de cette.démarche ? l’envahissement de ses états , la dépor-tation , l’emprisonnement , toute sorte de persécu-tions exercées contre sa personne et contre ses plusfidèles serviteurs. Ceci nous conduit naturellementa la troisième époque de son pontificat.
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