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constitutionnelle! ) La nature de ses attributions , lesprérogatives dont elle jouit , le secret qui environneses délibérations et les dérobe à P influence populaire ,n’ont-ils pas pour objet d’établir dans son sein unejurisprudence durable et à P abri de toute altération ?(On trouvera peut-être un peu étrange que, dansl’opinion du ministre, la nature des attributions dela chambre, les prérogatives dont elle jouit, et lesecret qui environne ses délibérations , doivent la dis-penser d’observer la constitution. Cette invitation quilui est faite de se placer au-dessus des lois les pluèsaintes , par la raison que le public n’en saura rien,fait assez connaître le motif pour lequel on veut sup-primer la liberté de la presse. ) La constitution , sansdoute , est confée à sa garde i Mais qui peut nuire le plusà la constitution ? de mauvaises lois , et j’appelle ainsicelles qui favorisent cet esprit d’indépendance sauvage ,ennemi de tout frein et de toute retenue. (L’indépen-dance sauvage n’est pas celle qui laisse aux hommesle libre exercice de leurs facultés, sauf à eux à ré-pondre du mauvais usage qu’ils en fout; c’est cellequi livre les hommes à la discrétion des uns et desautres, sans qu’il soit possible aux plus faibles d’ob-tenir justice des plus forts. Or, telle est l’état danslequel le ministre tend à placer un grand nombre decitoyens , en se réservant exclusivement la libertéillimitée de la presse, et la faculté d’arrêter arbitrai-rement les écritt qui lui déplairont).
Le ministre ayant parlé, on demande que la dis-cussion soit fermée. Cette proposition est mise aux