à l’impuissance du gouvernement que nous en de-vrons la douceur : on voit que M. le ministre nousdispense de la reconnaissance) , mais il veut du moinsdresser pour les médians une sorte d'épouvantail ; siles censeurs ne doivent être qu’un épouvantail pourles médians , pourquoi toutes les personnes qui, parleur caractère , jouissent de la confiance publique,doivent-elles soumettre leurs écrits à la censure? Lesmagistrats , les administrateurs, les généraux, lesmédecins , les avocats , les membres de l’institut ,présentent-ils moins de garantie à la société qu»l’agent salarié et révocable d’un ministre qui peutarbitrairement laisser circuler tout» espèce d’écrits ?Ou , en langage ministériel, faut-il entendre par lesmédians tous ceux qui remarquent les actes arbi-traires des ministres, et qui les font remarquer auxautres ? ) Et la preuve qu’il n'en abusera pas se trouvedans la composition de la commission même instituée pourjuger les sursis. ( Et si le ministre se sert de la libertéillimitée de la presse et des journaux , contre la com -mission elle-même, et contre les deux chambres , àqui s’adressera-t-on pour en obtenir justice?)
JSIais sous quel rapport , continue le ministre, envi-sage-t-on ici cette loi ? Nous parlons de l'intérêt desmœurs , de la gloire des lettres , du repos des familles ,(nous n’oublions que la liberté de la nation, etla sûreté des citoyens, ) et l’on nous oppose des nullitésde forme , des amendemens ? Est-ce Ainsi que doit agir ,que doit penser la chambre des pairs ? (Quelle niaiserieen effet que de s’occuper de l’exécution de la charte