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ce sage ministre, quel était-il? c’était M. de Montes-quiou. On voit qu’à l’exemple de Pythagore, nos mi-nistres ont une double doctrine 5 l’une pour le pro-fane vulgaire, l’autre pour les initiés. )
Les libelles de 1789, ajoute le ministre , n'eussentpoint fait la révolution ,• mais ils trouvèrent les espritsdéjà préparés à ses désordres par trente ans de licence( ou de mauvaise administration ), et allumèrent un in-cendie dont les matériaux , amassés depuis long-temps y( par la censure préalable et arbitraire des écrits )jCattendaient qu’une étincelle pour s'embraser. (Ces rai-sons ont une très-grande lorce 5 et les bons effets quela censure a produits en France doivent engager lesministres à la rétablir promptement. Il paraît queM. de Montesquiou, qui se plaint de la licence quiexistait avant la révolution, est persuadé que le gou-vernement 11e se montrait pas assez sévère, lorsqu’ilfaisait brûler par la main du bourreau les mauvaisécrits échappés à la censure, tels que l’Emile. Au-jourd’hui , sans doute , 011 fera mieux ; 011 détruira lemal dans sa racine : au lieu de brûler les écrits , onbrûlera les auteurs, ce qui vaudra mieux que de lesproscrire. )
On cherche à alarmer la chambre sur les abus de lacensure. ( Que M. de Montesquiou cite un seul gou-vernement qui n’en ait pas toujours cruellementabusé, et nous conviendrons que nos alarmes n’ontaucun fondement. ) Le gouvernement sent trop bienqu’il n'est plus possible aujourd’hui d’établir une cer-.sure rigoureuse (Si la censure est douce, c’est donc.