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1 (1815)
Entstehung
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478
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ce sage ministre, quel était-il? cétait M. de Montes-quiou. On voit quà lexemple de Pythagore, nos mi-nistres ont une double doctrine 5 lune pour le pro-fane vulgaire, lautre pour les initiés. )

Les libelles de 1789, ajoute le ministre , n'eussentpoint fait la révolution , mais ils trouvèrent les espritsdéjà préparés à ses désordres par trente ans de licence( ou de mauvaise administration ), et allumèrent un in-cendie dont les matériaux , amassés depuis long-temps y( par la censure préalable et arbitraire des écrits )jCattendaient quune étincelle pour s'embraser. (Ces rai-sons ont une très-grande lorce 5 et les bons effets quela censure a produits en France doivent engager lesministres à la rétablir promptement. Il paraît queM. de Montesquiou, qui se plaint de la licence quiexistait avant la révolution, est persuadé que le gou-vernement 11e se montrait pas assez sévère, lorsquilfaisait brûler par la main du bourreau les mauvaisécrits échappés à la censure, tels que lEmile. Au-jourdhui , sans doute , 011 fera mieux ; 011 détruira lemal dans sa racine : au lieu de brûler les écrits , onbrûlera les auteurs, ce qui vaudra mieux que de lesproscrire. )

On cherche à alarmer la chambre sur les abus de lacensure. ( Que M. de Montesquiou cite un seul gou-vernement qui nen ait pas toujours cruellementabusé, et nous conviendrons que nos alarmes nontaucun fondement. ) Le gouvernement sent trop bienquil n'est plus possible aujourdhui détablir une cer-.sure rigoureuse (Si la censure est douce, cest donc.