Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
477
Einzelbild herunterladen
 

( 4-77 )

sard , sur les écrits qui leur seront soumis, le ciseaude la censure ? Enfin , si la loi qui détruit la libertéde la presse ne doit durer que trois ans , par quelmoyen réprimera-t-on la calomnie quand ce termesera expiré ? Le ministre croit-il que sa loi doit êtreéternelle , ou que la calomnie est un vice transitoire?)

On absout la liberté de la presse de tous les excèsrévolutionnaires. (On va plus loin, on prouve que cesexcès nont existé que parce que la presse na pas étélibre) : sans doute elle ny conduit pas immédiatement ;mais elle corrompt peu à peu , elle in fsete goutte à goutteles générations entières ; elle dispose les peuples à tousles excès , et cette funeste maturité une fuis acquise , lesrévolutions éclatent. ( Suivant larticle 22 du projetde loi , nous jouirons en France de la liberté de lapresse dans moins de trois ans 5 et suivant le ministrequi veut nous en faire jouir, cette liberté infecteragoutte à goutte les générations entières 5 elle dispo-sera le peuple à tous les excès. Pourrait on, daprèscela, ne pas admirer les vues sages et bienfaisautesdu ministère? Au reste, si, devant la chambre despairs, M. de Montesquiou a affirmé que la liberté dela presse corrompait les générations et disposait lepeuple à tous les excès, quelques jours auparavant unsage ministre a dit devant la chambre des députés :« Personne ne conteste aujourdhui la justice et les

» avantages de cette liberté long-temps redoutée.

n elle devient surtout nécessaire pour former un véritable« esprit public , à la place de ces opinions éphémèresv> qui en avaient si injustement usurpé le notn. « Et