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dernens , il n’y a eu que des explications. ( Quoi !le ministre dit qu’il a consenti à changer en loi pro-visoire , une loi qu’il avait présentée comme définitive ,et immédiatement après, il ajoute qu’il n’a consentià aucun amendement ! Il réduit à vingt feuilles lenombre trente porté dans le premier projet 3 et ilappelle cela une explication ! Certes , on a tort dedéclamer contre les banqueroutiers ; car enfin, quelont-ils autre tlioseque donner des explications à leurscréanciers? )
On regarde la censure comme inutile , attendu les loisqui existent sur la calomnie. (On ne regarde pas lacensure comme inutile seulement , on la regardecomme destructive de la liberté civile et politique ) ;mais ces lois supposent une censure , sans laquelle il fau-dra que le code pénal embrasse les innombrables subti-lités , les inextricables subterfuges de lacalomnie. (Quoi!les lois qui punissent la calomnie , supposent néces*sairement une censure préalable et arbitraire , desti-née à empêcher qu’aucun délit de calomnie ne puisseêtre commis? Mais il existe en Angleterre, en Suède,en Prusse, en Hollande , à Genève, aux Etats-Unis,des lois qui punissent la calomnie ; et cependant lacensure préalable et arbitraire y est inconnue. D’ail-leurs , si les lois ne peuvent atteindre les innombrablessubtilités , les inextricables subterfuges de la calomnie ,comment les censeurs les atteindront-ils mieux? Lesa gens révocables des ministres auront-ils une saga-cité à laquelle des jurés ou des magistrats ne sau-raient arriver , ou leur suffira-t-il d’exercer au ha-