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1 (1815)
Entstehung
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474
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.nistre de lintérieur , désirant être entendu avantquelle soit fermée , M. le président lui accorde laparole.

On a supposé , dit le ministre, que la loi en question ,quoique présentée comme provisoire , était définitive danslintention du gouvernement. Savoir si elle est provisoireou définitive , cest un point de fait sur lequel , je crois ,larticle 22 du projet ne peut laisser aucun doute. (Cetarticle déclare , il est vrai , que la censure cesseradexister à la fin de 1816 5 mais le préambule duprojet dit que , lorsque la censure nexistera plus ,les droits accordés par la charte et par conséquent laliberté de la presse , resteront sans effet. )

On reproche à cette loi des imperfections ÿ mais elle» est imparfaite que pour ceux qui la considèrent sous unpoint de vue différent de celui quont envisagé ses ré-dacteurs. (Elle est imparfaite pour ceux qui la consi-dèrent comme citoyens ou comme magistrats ; maiselle est parfaite pour les ministres qui exercent unecensure arbitraire sur tous les écrits, et qui jouissentde la liberté illimitée de la presse. ) Dès qu'on se placeà ce dernier point de vue , les imperfections disparaissent( cela est évident ) et toutes les parties du projet sontparfaitement daccord entre elles. ( Il est clair en effetque le préambule du projet, qui déclare que lesFrançais ne pourront, dans aucun temps , jouir dela liberté de la presse , quautant quils soumettrontleurs écrits à la censure préalable et arbitraire desagfens dun ministre , est parfaitement en harmonieavec larticle 32 du projet, suivant lequel les Fran-