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du ministère , qui ne peut marcher faute de lois.Qu’on observe la marche de messieurs les ministres ,et l’on conviendra que leur allure est assez leste ,assez dégagée: qu’ils n’ont nul besoin de lois pour seconduire , et qu’ils savent même très-bien sauter pardessus, quand elles se trouvent sur leur chemin.Cependant, il est impossible que cette marche leurparaisse fatigante et même périlleuse, et l’on conçoit:qu’au lien d’être obligés de franchir continuellementles obstacles que les lois leur opposent, ils trouve-raient plus commode d’être soutenus par elles , etconduits sûrement au but auquel ils aspirent; maisce but doit-il être celui des chambres , et faut-ilqu’elles renversent tout pour applanir à messieursles minisires le chemin qui doit les y conduire ?M. Dedelay-d’Agier ne paraît pas être de cet avis,cc Nous seconderons le ministre , dit-il, lions l’aide-rons dans sa marche , s’il veut bien ne pas pren lred’échasses pour enjamber par-dessus les articles de lacharte; car alors nous ne saurions le garantir dudanger. Mauqne-t-on de lois? Nous sommes assem-blés pour en faire ; mais qu’on 11e nous demande pasdes lois contre notre conscience , c’est-à-dire contrele texte de la constitution. »
Il me reste à entrer dans quelques détails sur lesréponses du ministre aux objections faites contre laloi et le mode de son adoption , et sur les notes deM. Dedelay d’Agier à cet égard. Son excellence adit, quant aux formes de la loi, qu’on avait pu ,sans violer la charte, se dispenser de discuter dans