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mœurs douces, polies, simples et modestes, si leursprincipes, leurs discours et leurs actes tendent à ren-verser les lois de l’état ?
Nous avons vu que le ministre, après avoir faitconnaître l’esprit de la loi, avait cherché à éclairerla chambre sur la véritable nature de ses attribu-tions , et sur la différence qui existait entre ses de-voirs et ceux de la chambre des députés. M. Dede-lay-d’Agier convient qu’en effet les deux chambres ,composées d’élémens divers, peuvent admettre quel-que nuance dans l’expression de leur respect et deleur amour pour le roi, et que, se servant de con-tre-poids mutuel, l’une peut donner plus d’extensionà ses alarmes sur les besoins des peuples, et l’autreà ses efforts pour conservei - au trône tout son éclat etses prérogatives.
Mais eussions-nous pensé, dit-il , qu’un sage mi-nistre fut venu circonscrire à cette tribune le cerclede nos attributions et de notre pouvoir , au pointde laisser l’examen des intérêts nationaux à la cham-bre des députés , et de nous réduire aux ionclioijsd’hommes d’état , c’est-à-dire, en langage ministé-riel, à celles d’approbateurs? Non , messieurs , sonex. , par ses assertions , 11e changera ni la convictionintime que nous avons de tous uosdevoirs, ni le cou-rage que chacun de nous est prêt à développer lors-qu’il s’agira de les remplir.
Il serait difficile de concevoir ce que M. de Mon-tesquiou a voulu dire quand il a parlé des embarras