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1 (1815)
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nistre , dit-il, lors des troubles affreux connus sous lenom de Jacquerie , est-ce limprimerie qui avait excitéaux horreurs auxquelles se porta la dernière classedu peuple? jj

Il trouve que les maux politiques que peut produirela liberté de la presse sont peu redoutables sons ungouvernement juste et fort, et quils ne peuvent de-venir graves que dans le cas un ministre, abusantde sou autorité, serait soutenu dans sa résistance àlopinion publique. ccMais lAngleterre, dit-il , nousapprend le moyen de calmer une agitation qui naî-trait dune pareille cause. On forme un nouveauministère, et le calme se rétablit. » En France , leroi a toujours ce moyen dans ses mains, et il est sûrdaffermir son pouvoir, en lemployant à propos,parce quil lappuie des vœux comme des bénédic-tions de ses peuples.

On voit que M. Dedelay-dAgier lutte ici de fran-chise avec M. de Montesquiou. Cependant, il estévident quil nest pas le plus fort, et lun de sescollègues a pensé que , pour se montrer aussi francque S. ex., il aurait demander lapplication duremède dont il venait dindiquer la recette. Il paraîtque , sil a usé de réserve envers M. le ministre ,cest par égard pour les vertus privées qui le distin-guent. Je suis fort éloigné de vouloir mettre ces ver-tus en doute ; cependant les vertus de M. de Montes-quiou pouvaient-elles servir dexcuse aux projets quevenaient de déceler les révélations du ministre ?Quimporte à la nation que les ministres aient des