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nistre , dit-il, lors des troubles affreux connus sous lenom de Jacquerie , est-ce l’imprimerie qui avait excitéaux horreurs auxquelles se porta la dernière classedu peuple? jj
Il trouve que les maux politiques que peut produirela liberté de la presse sont peu redoutables sons ungouvernement juste et fort, et qu’ils ne peuvent de-venir graves que dans le cas où un ministre, abusantde sou autorité, serait soutenu dans sa résistance àl’opinion publique. ccMais l’Angleterre, dit-il , nousapprend le moyen de calmer une agitation qui naî-trait d’une pareille cause. On forme un nouveauministère, et le calme se rétablit. » En France , leroi a toujours ce moyen dans ses mains, et il est sûrd’affermir son pouvoir, en l’employant à propos,parce qu’il l’appuie des vœux comme des bénédic-tions de ses peuples.
On voit que M. Dedelay-d’Agier lutte ici de fran-chise avec M. de Montesquiou. Cependant, il estévident qu’il n’est pas le plus fort, et l’un de sescollègues a pensé que , pour se montrer aussi francque S. ex., il aurait dû demander l’application duremède dont il venait d’indiquer la recette. Il paraîtque , s’il a usé de réserve envers M. le ministre ,c’est par égard pour les vertus privées qui le distin-guent. Je suis fort éloigné de vouloir mettre ces ver-tus en doute ; cependant les vertus de M. de Montes-quiou pouvaient-elles servir d’excuse aux projets quevenaient de déceler les révélations du ministre ?Qu’importe à la nation que les ministres aient des