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il a voulu tranquilliser leurs consciences, et il a dai-gné leur donner quelques explications relatives auxobjections laites , i u . sur les vices de forme du projet,et sur les amendemens qu’il avait reçus à la chambrédes députés ; 2°. sur le préambule ; 3 °. siir la com-mission chargée de réviser les jugemens de la cen-sure: 4». siw la censure proposée qui n’est point unecensure; 5 °. enfin sur 1 impossibilité d’amender léprojet de loi.
Je ne sais quelles réflexions auront suggérées àMM. les pairs les épanchemens de M. le ministre;mais j’ai beaucoup de peine à croire qu’ils aientproduit sur leur esprit l’effet qu’il s’en promettait,et je suis persuadé qu'il aura moins à se louer de safranchise envers MM. les pairs que de sa réserve avecMM. les députés. Déjà quelques membres de lacliam-bre des pairs ont voulu voir dans ses confidencesl’aveu d’une sorte de conspiration de la part du mi-nistère contre les lois de l’état , et l’invitation faite àla chambre , de prendre part à ce complot (x). On
(î)Voici la proposition que M. le duc de Brancas a faiteà la cliambre : « Il ne s’agit pas moins, dans la circonstance» présente , que de rester sujets fidèles d’un roi qui nousrend libres , ou de devenir sujets d’un ministre quisi nous rendrait esclaves. Cette considération est d’une si» haute importance, qu’elle porte subitement mon esprit3i sur l’article 19 de la charte (il rapporte l’article). Je» vois dans la conduite du ministre de l’intérieur l’indis-»