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été rédigée d’après cette interprétation ; et c’est eumontrant qu’elle ne s’écartait pas de cet esprit, qu’ila cherché à la défendre. Il s’est attaché à justifier lesprincipes du ministère à cet égard. Il n’a pas craintde déclarer que l’imprimerie était un art funeste ;qu’elle avait été la principale cause de nos maux enmorale et en politique , et que rien n’était plus urgentque de l’enchaîner; telle a été sa principale thèse.
Après s’être si bien expliqué sur le sens de la loi,il a cherché à éclairer la chambre sur les seutimeusqui devaient l’animer, et à l’élever à la hauteur d’in-dépendance à laquelle MM. les ministres se sontplacés de la charte. Il a fait sentir à MM. les pairsqu’ils avaient une mission bien autrement élevéeque MM. les députés; qu’ils n’étaient point réduitsà s’occuper des intérêts du peuple ; qu’ils étaient deshommes cl’état, faits pour être initiés à tous les se-crets de la politique ministérielle, et pour entrer danstoutes ses vues.
Ce n’a pas été là le seul moyen dont s’est servile ministre pour décider la chambre en faveur duprojet de loi ; il s’est attendri sur lui-même, il a parlédes embarras du ministère qui ne pouvait marcherfaute de lois, et il a invité la chambre à le seconder.
Enfin, pour achever de vaincre MM. les pairs,
serment à respecter les lois de l’état , qu’ils promettentseulement de garder les édits et ordonnances du roi. Maisoublient-ils donc que la constitution est aussi une ordon-nance? Ne se souviennent-ils pas que M. le chancelier l’abaptisée une ordonnance de réformation ?