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1 (1815)
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été rédigée daprès cette interprétation ; et cest eumontrant quelle ne sécartait pas de cet esprit, quila cherché à la défendre. Il sest attaché à justifier lesprincipes du ministère à cet égard. Il na pas craintde déclarer que limprimerie était un art funeste ;quelle avait été la principale cause de nos maux enmorale et en politique , et que rien nétait plus urgentque de lenchaîner; telle a été sa principale thèse.

Après sêtre si bien expliqué sur le sens de la loi,il a cherché à éclairer la chambre sur les seutimeusqui devaient lanimer, et à lélever à la hauteur din-dépendance à laquelle MM. les ministres se sontplacés de la charte. Il a fait sentir à MM. les pairsquils avaient une mission bien autrement élevéeque MM. les députés; quils nétaient point réduitsà soccuper des intérêts du peuple ; quils étaient deshommes clétat, faits pour être initiés à tous les se-crets de la politique ministérielle, et pour entrer danstoutes ses vues.

Ce na pas été le seul moyen dont sest servile ministre pour décider la chambre en faveur duprojet de loi ; il sest attendri sur lui-même, il a parlédes embarras du ministère qui ne pouvait marcherfaute de lois, et il a invité la chambre à le seconder.

Enfin, pour achever de vaincre MM. les pairs,

serment à respecter les lois de létat , quils promettentseulement de garder les édits et ordonnances du roi. Maisoublient-ils donc que la constitution est aussi une ordon-nance? Ne se souviennent-ils pas que M. le chancelier labaptisée une ordonnance de réformation ?