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1 (1815)
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On se demande comment M. le ministre a pu êtresamené à un pareil aveu. Je lignore ; jimaginepourtant que S. Exc. aura été entraînée par la force' de la discussion. Le talent, là-plomb, la bonne foides orateurs quil avait à combattre, lui auront sansdoute fait sentir la nécessité dabandonner la marchequil avait suivie jusqualors; et il paraît quaulieu de chercher à exciter la confiance de la chambre,en lui déguisant prudemment la vérité, il sest at-taché à la mériter, en lui montrant une grandefranchise , en lui révélant toute sa pensée , et en las-sociant aux plus hautes conceptions du ministère. Ilsest peu arrêté à combattre les objections faitescontre linconstitutionnalité de la loi. Il a lait laveuque le conseil détat avait décidé en principe que,par les mots de larticle 8 de la charte , en se confor-mant aux lois qui doivent réprimer les abus de cetteliberté , il fallait entendre, non la répression desdélits commis par la voie de la presse, mais la pré-vention de ces délits, non la liberté de la presse,mais la censure (î). Il est convenu que la loi avait

(i) Il ne faut point sétonner que le conseil détat sepermette dinterpréter la constitution. On sait que M. lechancelier, dans le discours quil a prononcé lors deson installation , la investi de ce pouvoir , et quil amême décidé que ses avis auraient force de loi, pourvuquils fussent approuvés par le roi. Il ne faut pas séton-ner non plus quil viole la constitution en linterprétant.On sait que ses membres ne sengagent point par leur