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1 (1815)
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458
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les citoyens bien intentionnés et éclairés qui prennentpart à la chose publique , parce quelle est véritable-ment celle de chacun, et qui, glacés à laspect de lacensure, noseront dénoncer aucun abus, contrarieraucun ministre , et discuter aucune affaire de politiqueet de haute législation , et qui se condamneront à untriste et morne silence. Ainsi , plus dissues ouvertespour faire arriver au pied du trône les bonnes idéeset la vérité , qui ny parviennent que si difficilement.

Dun autre côté , la contrainte de la censure pro-duira leffet naturel à tout système de prohibition ;faute dune liberté qui trouve naturellement sa limitedans son propre intérêt, on verra pulluler les carica-tures , les épigrammes , les vaudevilles, les nouvellesà la main -, et puisquil faudra tromper la vigilancede la police de la librairie, il ny aura plus de mesuredans les écrits imprimés clandestinement, et qui se-ront dautant plus envenimés, que leurs auteurs au-ront plus de risques à courir. Je nétends pas plus loinmes réflexions, messieurs-, je vous prie de peser toutesces considérations , et de juger dans votre sagesse si,dans lintérêt du gouvernement, qui doit nous oc-cuper , il ny a pas plus de danger à restreindre lapresse quà lui laisser son cours naturel , sous lem-pire de bonnes lois répressives.

IY. Enfin, Messieurs, on demande si, dans létatactuel des choses , il n'y aurait pas moyen de rap-procher les opinions ; vous sentez que je veux parlerdes insinuations conciliatrices dont louverture a étélaite à la dernière séance. Si j'ai bien conçu ce sys-'