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1 (1815)
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452
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seul ministre , lorsquil ny a point encore (le loi surla responsabilité? Lexpérience (lu passé, encore siprès de nous , nous a trop appris quil faut moins detemps à.un gouvernement qui dispose de tous lesjournaux, et qui tient tous les autres écrits sous lejoug de la censure, pour arriver aux fins quil sepropose. Il combine à loisir tous ses moyens datta-que , et nul ne peut répondre, parce que la pressenest pas libre. A dieu ne plaise que je veuille prêterde telles intentions aux dépositaires actuels de lauto-rité ! Nous connaissons tons la libéralité de leursprincipes, sous un prince qui 11e veut régner que parles lois, et pour le bonheur de ses peuples : mais en- ,finies hommes passent et les abus restent. Serait-ildonc de notre destinée de tout oublier et de ne lienprévoir 1

Les circonstances sont difficiles pour le gouverne-ment; il redoute la liberté de la presse, si lon nepose des limites à son exercice. Je crois que lonsexagère beaucoup tous ces dangers. Quelle époquea été plus favorable à létablissement facile duugouvernement, que celle quia replacé les Bourbonsà la tête delà grande famille? Il est toujours aisé desuccéder à la tyrannie. La seule suspension desmaux est déjà un bienfait, et 011 tient compte detout, parce que lon espère tout. Eh cpioi ! mes-sieurs, après vingt-cinq ans de la plus terrible révo-lution .après tant de tourmentes , de malheurs, dop-pressions et de guerres, chaque famille a un fils jun frère , un neveu à pleurer, les Français peuvent-