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1 (1815)
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451
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Mais est-il bien vrai que la loi proposée ne soit quetransiloire?Elle doit, dit-on , cesser davoir son effetà la fin de la session de 18165 a moins , ce sont lestermes de lart. 22 , à moins quelle nait été renouveléeet modifiée par une loi , suivant le besoin, des circons-tances. Je vous avoue que cette condition nest nulle-ment propre â me rassurer.

Eli effet, deux chances se présenteront à lexpirationdes deux ans : si le calme a régné parmi les espritsdurant cet intervalle , on vous dira quon en^est re-devable aux bienfaits de la censure 5 et, puisquelle aproduit des effets si salutaires, on vous demanderade la continuer , dans la crainte de nouvelles agita-tions , sur lesquelles on affectera davoir les plusgrandes inquiétudes.

Sil y avait au contraire quelques troubles avant lafin des deux ans , 011 11e manquera pas de vous dire :Yous voyez que les circonstances sont difficiles , ilfaut encore proroger la loi pour une autre période :ainsi, de prétexte eu prétexte, cette loi , que lon vousdit nétre que transitoire , deviendra insensiblementdéfinitive^ et, puisque vous lauriez accueillie aujour-dhui , quoiquil ne se manifeste aucun symptômefâcheux , quelle raison auriez-vous de la refuser alors?Ainsi sétablirait dans cette chambre le culte de lapeur, et en France lasservissement de la pensée quiprépare toujours une plus grande servitude.

Nest'Ce donc rien, messieurs, que de mettre pen-dant près de trois ans la direction delà presse, et parconséquent de lesprit public, entre les mains dun

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