nécessité , et qu’enfin les vices de nullité dont ilest frappé ne peuvent plus être réparés dans cettechambre.
Les antres, plus indulgens, en convenant que laloi n’est pas tout-à-fait en harmonie avec la consti-tution, qu’elle est contradictoire dans ses disposi-tulions, incohérente, obscure, et mal rédigée, croientnéanmoins que vous devez l’adopter, parce qu’ellen’est que suspensive, et par conséquent transitoire;que , dans les circonstances difficiles où le gouver-nement se trouve , il en a besoin pour assurer samarche, et maintenir la tranquillité publique ; qued’ailleurs les mesures qu’elle propose sont infini-ment douces , et que votre sévérité doit fléchir devantdes considérations aussi puissantes.
Au milieu de ces deux partis qui nous divisent, desesprits conciliateurs se sont avancés pour les rappro-cher entre eux : alarmés à l’aspect des forces égalesqui se balancent, ils désirent qu’au moyeu de con-cessions mutuelles et de quelques amendemens, ilpuisse se former en faveur de la loi une majorité,* dans cette chambre, qui fasse disparaître des disseu-timens si prononcés.
Qui pouvait mieux réussir, dans cette négocia-tion , que les deux collègues dont nous estimons tousles talens, la modération, et le patriotisme? Mais,messieurs, quelque désir que nous ayons de trouverdes moyens termes compatibles avec les dispositionsde la charte constitutionnelle et avec les principes,il faut d’abord examiner s’il est au pouvoir de cette