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la liberté de la presse fût suspendue , il s’est attachéà démontrer que cette nécessité n’exislait pas.
Son attention s'cst portée particulièrement sur lesmilitaires. Il a affirmé qu’on ne pouvait , sans ca-lomnie , leur supposer un esprit de révolte ou d’in-subordination; que si quelques soldats avaient don-né des marques de mécontentement , il ne fallait enrien conclure contre l'armée entière ; que les officiersconnaissaient leurs devoirs, et qu’ils étaient tous dis-posés à les remplir; qu’au reste , ils sauraient bienmaintenir dans l’ordre les soldats qui seraient tentésde s’en écarter.
M. le comte Lenoir-Laroche a demandé le rejet duprojet de loi.lSon discours est écrit avec tant de force,qu’on 11e saurait l’analyser sans l’affaiblir. Le voicidonc tel qu’il a été prononcé :
Quelle qu’ait été, pendant le cours des débats, a ditl’orateur, la diversité des opinions sur le projet de loisoumis à votre examen, je voisavecunedouceetvivesa-tisfaction que nous sommes tous réunis dans un mêmesentiment, le respect religieux pour la constitution ,la volonté bien prononcée de défendre la prérogativeroyale , et le désir de donner au gouvernement toutesles facilités qui peuvent être compatibles avec nosdevoirs et l’intérêt public.
Mais les uns , en attaquant de front le projet delois sous tous ses rapports , pensent que ce projet, telqu’il est sorti de la chambre des députés , est en op-position directe et formelle avec la lettre et l’espritde notre charte , qu’il établit la censure sans