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1 (1815)
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la liberté de la presse fût suspendue , il sest attachéà démontrer que cette nécessité nexislait pas.

Son attention s'cst portée particulièrement sur lesmilitaires. Il a affirmé quon ne pouvait , sans ca-lomnie , leur supposer un esprit de révolte ou din-subordination; que si quelques soldats avaient don- des marques de mécontentement , il ne fallait enrien conclure contre l'armée entière ; que les officiersconnaissaient leurs devoirs, et quils étaient tous dis-posés à les remplir; quau reste , ils sauraient bienmaintenir dans lordre les soldats qui seraient tentésde sen écarter.

M. le comte Lenoir-Laroche a demandé le rejet duprojet de loi.lSon discours est écrit avec tant de force,quon 11e saurait lanalyser sans laffaiblir. Le voicidonc tel quil a été prononcé :

Quelle quait été, pendant le cours des débats, a ditlorateur, la diversité des opinions sur le projet de loisoumis à votre examen, je voisavecunedouceetvivesa-tisfaction que nous sommes tous réunis dans un mêmesentiment, le respect religieux pour la constitution ,la volonté bien prononcée de défendre la prérogativeroyale , et le désir de donner au gouvernement toutesles facilités qui peuvent être compatibles avec nosdevoirs et lintérêt public.

Mais les uns , en attaquant de front le projet delois sous tous ses rapports , pensent que ce projet, telquil est sorti de la chambre des députés , est en op-position directe et formelle avec la lettre et lespritde notre charte , quil établit la censure sans