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Tel était le mortel abus' dont le roi fut témoindans sa jeunesse ; tel est celui dont le roi a voulu segarantir à jamais en nous assurant, et sans retard. , laliberté de la presse. Yoilà pourtant ce qu’un ministreentreprend de démentir en nous parlant d’une réservedans la constitution , qui découvre à présent que laloi préventive , devenue répressive , renfermait lacensure ! et c’est d’après un tel subterfuge qu’il en-treprend do persuader les pairs qu’ils obéiront à lapensée du monarque en désobéissant à scs parolesformelles.
Qu’en arriverait-il cependant? Que l’extrême de-vouement des pairs leur aurait lait connnetre l’excèsoù le comble de l'audace porta les jacobins. Commeeux les pairs auraient violé l’arclie de la constitution ;mais comme ils frémissent qu’une faute pareille îi’en-traîue des désastres semblables, je 11e leur dirai plusqu’un mot : il ne s’agit pas moins , dans la circons-tance présente , que de rester sujets d’un roi qui nousrend libres , ou de devenir sujets d’un ministre quinous rendrait esclaves. Cette considération est d’unesi haute importance , qu’elle porte subitement monesprit sur l’art. XIX.
Je vois dans la conduite du ministre Vindispensabledevoir de la chambre de secourir le roi contre les desseinsqu’annonce le ministre , et propose à la' chambre dedélibérer stir cet objet.
M. le duc do Tarante a voté pour le rejet du pro-jet de loi. Ayant réduit la difficulté à la question desavoir si les circonstances actuelles exigeaient que