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1 (1815)
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Tel était le mortel abus' dont le roi fut témoindans sa jeunesse ; tel est celui dont le roi a voulu segarantir à jamais en nous assurant, et sans retard. , laliberté de la presse. Yoilà pourtant ce quun ministreentreprend de démentir en nous parlant dune réservedans la constitution , qui découvre à présent que laloi préventive , devenue répressive , renfermait lacensure ! et cest daprès un tel subterfuge quil en-treprend do persuader les pairs quils obéiront à lapensée du monarque en désobéissant à scs parolesformelles.

Quen arriverait-il cependant? Que lextrême de-vouement des pairs leur aurait lait connnetre lexcès le comble de l'audace porta les jacobins. Commeeux les pairs auraient violé larclie de la constitution ;mais comme ils frémissent quune faute pareille îien-traîue des désastres semblables, je 11e leur dirai plusquun mot : il ne sagit pas moins , dans la circons-tance présente , que de rester sujets dun roi qui nousrend libres , ou de devenir sujets dun ministre quinous rendrait esclaves. Cette considération est dunesi haute importance , quelle porte subitement monesprit sur lart. XIX.

Je vois dans la conduite du ministre Vindispensabledevoir de la chambre de secourir le roi contre les desseinsquannonce le ministre , et propose à la' chambre dedélibérer stir cet objet.

M. le duc do Tarante a voté pour le rejet du pro-jet de loi. Ayant réduit la difficulté à la question desavoir si les circonstances actuelles exigeaient que