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1 (1815)
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436
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Lopinant termine ses courtes observations, en-conjurant les membres (le la chambre de vouloirbien se pénétrer des augustes fonctions quelle a àremplir, et il vote ladoption pure et simple du pro-jet de loi.

M. le comte Cornet demande plusieurs ainende-mens considérables; et il déclare que si ces amende-rnens ne sont pas consentis , il votera pour le rejet duprojet de loi. Il sélève dabord contre le préam-bule de la loi, qui tend à faire-consacrer en principequune censure préalable et arbitraire peut se conci-lier avec les dispositions de la charte. Il attaque en-suite les articles 6 , 7 et 8 du projet de loi.

Larticle 6, dit-il, crée un tribunal de trois pairs,de trois députés et de trois commissaires de sa ma-jesté, pour prononcer en dernier ressort; sur quoi?sur des sursis; et quand? sur ceux ordonnés depuislouverture dune session jusquà louverture duneautre, cest-à-dire, lorsquil 11y aura plus de griefà redresser ; lorsque la prohibition ministérielle auraété consommée; lorsquenfin ce tribunal imposant y011 peut le craindre, 11e sera plus quun objet de*

porte ni nûm dauteur , ni nom dimprimeur , est parcela seul punissable et doit être saisi ; que dailleurs lesécrits de ce genre ne peuvent être arrêtés par la censure,puisquon ne les y soumet pas. Quant aux débats auxquelsla calomnie peut donner lieu, il est impossible quils soientscandaleux, puisque les faits sont réputés faux sils ne sontpas prouvés par un acte authentique.