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A. ces mots, un membre de la chambre n’a pucontenir sa juste indignation; il a déclaré haute-ment que si dans l’assemblée il se trouvait des mem-bres capables de professer publiquement une pareilledoctrine, ils ne méritaient pas d’ètre entendus. Cettesortie a excité quelques légers murmures. La propo-sition qui y a donné lieu était assurément fort blâ-mable ; mais méritait-elle d’être relevée , et ne devait-on pas penser qu’au moment où M. le duc l’a pro-noncée, il se croyait, par distraction, sujet du roiJacques , ou ministre de Bonaparte?
M. le duc de la Force 11e s’est pas montré défen-seur moins ardent de la censure arbitraire que M. leduc de Feltre: pour lui liberté et licence sont deuxmots parfaitement synonymes. Sans vouloir détail-ler, dit-il, les innombrables inconveniens de cettelicence appelée liberté, je tracerai, le plus rapidementpossible quelques-uns de ses plus gravesinconvéniens.Le libelle, par exemple , cette arme des lâches , qui,semblable au poignard, frappe sans que l’on sached’ou part le coup mortel, n’est-il pas le fléau leplus dangereux que l’on puisse lancer dans la société?En vain m’objectera-t-on que les tribunaux s’occupe-ront d’en rechercher les auteurs : s’ils les découvrent,qu’en résultera-t-il? d’odieux débats quelquefois plusfâcheux pour la victime de la colomnie.que la calom-nie même (i).
(1) On voit que M. le duc n’est pas très-familier avecnotre législation. Il paraît ignorer que tout écrit qui ne
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