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1 (1815)
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A. ces mots, un membre de la chambre na pucontenir sa juste indignation; il a déclaré haute-ment que si dans lassemblée il se trouvait des mem-bres capables de professer publiquement une pareilledoctrine, ils ne méritaient pas dètre entendus. Cettesortie a excité quelques légers murmures. La propo-sition qui y a donné lieu était assurément fort blâ-mable ; mais méritait-elle dêtre relevée , et ne devait-on pas penser quau moment M. le duc la pro-noncée, il se croyait, par distraction, sujet du roiJacques , ou ministre de Bonaparte?

M. le duc de la Force 11e sest pas montré défen-seur moins ardent de la censure arbitraire que M. leduc de Feltre: pour lui liberté et licence sont deuxmots parfaitement synonymes. Sans vouloir détail-ler, dit-il, les innombrables inconveniens de cettelicence appelée liberté, je tracerai, le plus rapidementpossible quelques-uns de ses plus gravesinconvéniens.Le libelle, par exemple , cette arme des lâches , qui,semblable au poignard, frappe sans que lon sachedou part le coup mortel, nest-il pas le fléau leplus dangereux que lon puisse lancer dans la société?En vain mobjectera-t-on que les tribunaux soccupe-ront den rechercher les auteurs : sils les découvrent,quen résultera-t-il? dodieux débats quelquefois plusfâcheux pour la victime de la colomnie.que la calom-nie même (i).

(1) On voit que M. le duc nest pas très-familier avecnotre législation. Il paraît ignorer que tout écrit qui ne

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