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dans les bureaux avant <[ue d’être adoptés* Faut-ilrejeter le projet purement et simplement? Ce seraitpeut-être le parti le plus sage; cependant comme lerejet aurait nécessairement pour effet de déconsidérerles ministres ; que la malveillance ne manquerait pasd’en profiter pour faire entendre qu’il s’est formé dansla chambre des pairs un parti opposé au gouverne-ment; qu’il s’agit d’ailleurs ici du premier projetprésenté par le roi, l’opinant est persuadé qu’il vautmieux faire au projet de loi tous les amendeinens re-connus nécessaires.
M. le duc de Fcltre , qu’on dit jacobite et fils dejacobite, n’a'point abandonné les bons principes ; il adéfendu le projet de loi avec beaucoup de chaleur.Il a pensé que ce projet n’était pas inconstitutionnel ;que la liberté de la presse ne pouvait pas exister dansle siècle de fer où nous vivons , sans le secours de lacensure préalable et arbitraire des agens du gouver-nement; qu’il était à craindre qu’un serpent ne fûtcaché sous les fleurs ; que nous devions mettre toutenotre attention , employer toute notre vigilance pouren éviter la morsure ( 1 ); qu’elle pouvait être mor-telle. En votant pour l’adoption pure et simple duprojet de loi , l’opinant a terminé son discours parcette phrase remarquable : Qui veut le roi si veutla loi.
(i) Ah ! sans doute, nous devons éviter la morsure desreptiles ; mais c’est pour cela même que nous ne voulonspas marcher dans les ténèbres.