Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
434
Einzelbild herunterladen
 

( 434 )

dans les bureaux avant <[ue dêtre adoptés* Faut-ilrejeter le projet purement et simplement? Ce seraitpeut-être le parti le plus sage; cependant comme lerejet aurait nécessairement pour effet de déconsidérerles ministres ; que la malveillance ne manquerait pasden profiter pour faire entendre quil sest formé dansla chambre des pairs un parti opposé au gouverne-ment; quil sagit dailleurs ici du premier projetprésenté par le roi, lopinant est persuadé quil vautmieux faire au projet de loi tous les amendeinens re-connus nécessaires.

M. le duc de Fcltre , quon dit jacobite et fils dejacobite, na'point abandonné les bons principes ; il adéfendu le projet de loi avec beaucoup de chaleur.Il a pensé que ce projet nétait pas inconstitutionnel ;que la liberté de la presse ne pouvait pas exister dansle siècle de fer nous vivons , sans le secours de lacensure préalable et arbitraire des agens du gouver-nement; quil était à craindre quun serpent ne fûtcaché sous les fleurs ; que nous devions mettre toutenotre attention , employer toute notre vigilance pouren éviter la morsure ( 1 ); quelle pouvait être mor-telle. En votant pour ladoption pure et simple duprojet de loi , lopinant a terminé son discours parcette phrase remarquable : Qui veut le roi si veutla loi.

(i) Ah ! sans doute, nous devons éviter la morsure desreptiles ; mais cest pour cela même que nous ne voulonspas marcher dans les ténèbres.