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1 (1815)
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426
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Cest au moment toute notre législation doit,pourainsi dire , être refaite Quand aurez-vous plus be-soin dêtre éclairés par lopinion publique , par lesécrits qui vous indiqueront les inconvéniens locaux,le danger que peut avoir la loi proposée ? Noubliezpas , messieurs , quil ne suffit pas quune loi soitbonne ; il faut, pour quelle soit exécutée , quelle soitconforme au voeu général , et ce vœu ne peut êtreconnu que par la communication avec le public.

En vain assurerait-on que ces sortes décrits neseraient jamais atteints par la censure ; sans douteles ministres éclairés qui remplissent aujourdhuiles divers ministères, seraient loin de sopposer à leurpublication ; mais le censeur , pour faire sa cour auministre qui aurait proposé une loi , arrêtera lécritqui critiquerait peut-être avec raison ce projet de loi,ou en retardera du moins la publication jusquaumoment elle sera acceptée. Les deux chambres,et surtout celle des pairs, ne connaissant pas les in-convéniens locaux , seront exposées continuellementà confectionner de mauvaises lois. Ces écrits, destinésà éclairer les législateurs avant quelles soient faites ,deviennent, après la publication, une désapprobationdangereuse.

M. le duc de Praslia développe ici tons les dangersde la censure et les avantages de la liberté de lapresse. Il observe que le gouvernement ne peut avoirde la force que par lopinion ; et que sans la libertédécrire et de publier ses pensées , lopinion ne peutjamais soutenir le gouvernement 5 que la censure