Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
425
Einzelbild herunterladen
 

à tant de péril s ? On outrage sans cesse cette nationbrave et généreuse : ne sont-ils pas Français ceux quila calomnient ainsi ?

Ce sont ces Français , donton veut vous faire soup-çonner lamour pour leur souverain , ces Françaisquon voit accourir de tous les points de la Francepour déposer aux pieds du trône , leur amour , leurrespect et leur dévouement.

Après avoir ainsi établi que les circonstances nexi-geni pas que la liberté de la presse soit suspendue ,M. le duc de Praslin examine si cette liberté a été lacause des désordres de la révolution ; et il prouveque cest au contraire parce que la presse na pas étélibre , que tons ces désordres sont arrivés. Il passeensuite aux abus quon peut en faire pour calomnierles citoyens ; et il établit que la calomnie nest réel-lement dangereuse que lorsquon a perdu la libertéde se défendre , cest-à-dire, lorsque la presse nestlibre que pour les ministres et leurs agens.

La calomnie la plus funeste , dit-il , serait cellequi se propagerait à laide des journaux privilégiés ,ou des éciits autorisés par lapprobation duncenseur.Comment détruire alors une calomnie lancée par legouvernement , ou du moins approuvée par lui ?Le mépris eût vengé lhonnête homme en butteaux invectives dun journaliste : mais commentpourrait-il combattre ce qui a été sanctionné par legouvernement ?

On vous propose , continue-t-il , dajourner laliberté de la presse; mais quand fut-elle plus utile?