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1 (1815)
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424
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( 4H )

Je ne vois, je ne commis qu’un parti , c’est celuidu roi ? de Lonis-lc-Dcsiré ; je vois tons les Françaisentourant son trône et prêts à le défendre au pé-ril de leur vie , contre quiconque voudrait y porteratteinte.

Les circonstances ne permettent pas encore, dit-on ,de faire jouir la France de la liberté de la presse; sont-elles changées depuis le 4 juin, depuis que sa majestévint nous garantir le bienfait de cette liberté ?

Quel moment fut au contraire plus favorable pourfaire l’essai de cette liberté , tous les cœurs , tons lesesprits n’ayant qu’un même but, celuideseconderlcsvues paternelles et bienfaisantes d’un gouvernementqu’ils savent apprécier ? On vous parle de fermen-tations ; les agitateurs ne sont pas tranquilles ; ilstravailleront daps l’ombre , dit-on , tant qu’on dis-cutera la liberté de la presse ; mais si le projet estrejeté , un effroyable débordement de libelles prê-cheront l’anarchie. Malheur à l’homme de bien, auxministres !

Je ne sais pourquoi ces agitateurs auraient attendusi long-temps ; et, lorsque la carrière était libre, pour-quoi n’anraient-ils pas publié ces écrits redoutabes ?J.l me semble au contraire qu’ils n’auraient pas dûattendre que le gouvernement s'affermissant, devîntde plus en plus inattaquable. Eh quoi ! les ministres,les honnêtes gens pourraient couvrir tant de dangerss'ils se trouvaient attaqués par quelques insensés ?I-iesFrançais sont-ils donc un peuple de brigands, aumilieu desquels l’hoinieur , la probité soient exposés