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et pour cela il demande la censure. Yous le voyez :le ministre joue sur les mois licences t liberté illimitée :je dois les expliquer.
Ils peuvent signifier impunité légale des délits quinaissent de l’abus de la presse. Il peut y avoir eu desfous qui aient poussé l’excès jusqu’à vouloir cette im-punité. Mais notre code pénal, si détaillé, si pré-voyant sur ces sortes de délits, me dispenserait toutseul de vous occuper d’un si absurde système. Libertéillimitée de la presse peut encore signifier qu’il n’y apoint de délit punissable en ce genre , s’il n’a étéconsommé par une publication effectuée d’un écritlicencieux.
Yoilà en général quelle est en Angleterre la libertéde la presse, quelle est la liberté réclamée par les publi-cistes, celle qui pourrait un jour devenir la nôtre, horsun très-petit nombre de cas faciles à déterminer.
Assurément , personne en France ne peut, dansl’état actuel de notre législation , prétendre à cetteliberté désirable. Tout délit résultant de la presse ,dès qu’il y a exécution commencée , doit être arrêtepar la police et puni par la justice, comine tout autredélit pour lequel il y a eu commencement d’exécu-tion. Il n’y a d’exception sur ce point en faveurd’aucun délit de la presse.
Youlez-vous qu’une liberté restreinte avec unetelle précaution , une liberté qui ne souffre impuniaucun délit de la presse, quand il y a eu impression commencée 5 voulez-vous, malgré le bon sens,l’appeler encore licence , liberté illimitée'î Eh bien !