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1 (1815)
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405
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( 4°5 )

Lopinant, qui trouve dans la libéralité du roi etdans le caractère personnel de ses ministres , des ga-ranties assez fortes pour calmer toutes les inquié-tudes , ne pense pas que le projet de loi soit exemptde vices ; le préambule lui paraît contraire au textede la charte , et aux dispositions même du projet; lesarticles qui créent une commission formée de pairs ,de députés et de commissaires du roi, lui paraissentégalement vicieux ; cependant il vote pour ladop-tion , sauf le changement ou le retranchement dupréambule.

M. le comte Lanjuinais , en votant contre le pro-jet de loi , sest spécialement attaché à démontrercombien peu sont fondées les alarmes de ceux quiréclament une censure arbitraire pour prévenir lesmalheurs dune prétendue liberté illimitée de lapresse , qui nexiste nulle part, et qui ne sauraitmême exister.

Fixons-nous dabord, dit-il, aux alarmes quon asemées. Elles ont pour base une prétendue existenceactuelle de la liberté illimitée de la presse , vain fan-tôme qui nest que dans limagination de ceux qui lepoursuivent.

Lisez les premiers motifs du projet, lisez les secondsmotifs présentés à la chambre des pairs , vous croi-riez que le ministre nen veut quà la liberté illimitée .Cest elle quil accuse ; ce sont ses dangers contrelesquels il implore votre sagesse ; il est inquiet pourla sûreté publique , menacée par la licence , ce quil en-tend prévenir ce sont les dangers brusques et inattendus ;