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L’opinant, qui trouve dans la libéralité du roi etdans le caractère personnel de ses ministres , des ga-ranties assez fortes pour calmer toutes les inquié-tudes , ne pense pas que le projet de loi soit exemptde vices ; le préambule lui paraît contraire au textede la charte , et aux dispositions même du projet; lesarticles qui créent une commission formée de pairs ,de députés et de commissaires du roi, lui paraissentégalement vicieux ; cependant il vote pour l’adop-tion , sauf le changement ou le retranchement dupréambule.
M. le comte Lanjuinais , en votant contre le pro-jet de loi , s’est spécialement attaché à démontrercombien peu sont fondées les alarmes de ceux quiréclament une censure arbitraire pour prévenir lesmalheurs d’une prétendue liberté illimitée de lapresse , qui n’existe nulle part, et qui ne sauraitmême exister.
Fixons-nous d’abord, dit-il, aux alarmes qu’on asemées. Elles ont pour base une prétendue existenceactuelle de la liberté illimitée de la presse , vain fan-tôme qui n’est que dans l’imagination de ceux qui lepoursuivent.
Lisez les premiers motifs du projet, lisez les secondsmotifs présentés à la chambre des pairs , vous croi-riez que le ministre n’en veut qu’à la liberté illimitée .C’est elle qu’il accuse ; ce sont ses dangers contrelesquels il implore votre sagesse ; il est inquiet pourla sûreté publique , menacée par la licence , ce qu’il en-tend prévenir ce sont les dangers brusques et inattendus ;