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toutes les opinions politiques qu’on les combat lesunes par les autres ÿ il me semble d’ailleurs que lesécrits qui restent vainqueurs dans cette lutte, et quien même temps n’ont rien à démêler avec les loispénales, ne peuvent être des ouvrages sans mérite»Cependant, toute discussion relative au point de sa-voir s’il faut ou non une loi suspensive , me paraîtinutile d’après les deux considérations suivantes :l’une, que si la suspension de la liberté de la pressen’est pas évidemment nécessaire, elle ne doit nousdonner du moins aucune inquiétude....... L’autre,
c’est que, dans toute question de circonstance de lait,où il s’agit de savoir de quelle nature est le danger,ou bien si le gouvernement a besoin d’avoir tel moyend’action , de répression ou d’influence, il est de laprudence de s'en rapporter au jugement du pouvoirexécutif.
En développant la première de ces deux considé-rations, l’opinant fait sentir combien il importe augouvernement de ne pas abuser de la loi sur la cen-sure 5 les ministres, dit-il , qui dirigeront l’action decette loi suspensive , ne connaissent-ils pas l’opinionpublique? Peuvent-ils ignorer que la nation fran-çaise , malgré la légéreté qui lui est reprochée,. tientessentiellement au maintien de la charte constitution-nelle? qu’elle en redoute la violation avec une mé-fiance inquiète? que vingt ans de désordres, de mal-heurs, d'anarchie, de despotisme, semblent l’atta-eher davantage à une constitution libre et régulière»