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1 (1815)
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403
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à la pratique par une nation voisine, nous devonsessayer de faire, comme elle fait elle-même, notreorgueil national, à obtenir les mêmes résultats pourla prospérité publique ?

Lopinant entre ici dans des détails sur le gouver-nement dAngleterre , et il réfute les observations duministre de lintérieur à cet égard. Il prouve ensuiteque la loi nest pas nécessaire, que lopinion publiquela repousse ; en conséquence il vote pour le rejet.

M. le duc de la Rochefoucault pense que le projetde loi doit au contraire être adopté : il reconnaît quelarticle 8 de la charte constitutionnelle établit la li-berté de la presse , et que la censure préalable est des-tructive de cette liberté. Ainsi il réduit la difficulté àdeux questions : la première est de savoir si lonpeut suspendre momentanément un droit constitu-tionnel dans des circonstances lexercice de ce droitserait dangereux ; la seconde , si les circonstancessont telles quon ait besoin de la loi proposée. Surla première question , il se prononce pour laffirma-tive, en observant que cette suspension ne peut êtredangereuse , la puissance législative ayant seule ledroit de laccorder.

Sur la seconde question , lopinant ne sexprimepas avec moins de franchise que sur la première. Jene laisserai à ce sujet, dit-il, aucun doute sur monopinion : jai toujours pensé quen matières politi-ques , la liberté de la presse réprime elle-même sespropres abus , mieux quon ne pourrait le faire partout autre moyeu. Cest en laissant un libre cours à

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