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à la pratique par une nation voisine, nous devonsessayer de faire, comme elle fait elle-même, notreorgueil national, à obtenir les mêmes résultats pourla prospérité publique ?
L’opinant entre ici dans des détails sur le gouver-nement d’Angleterre , et il réfute les observations duministre de l’intérieur à cet égard. Il prouve ensuiteque la loi n’est pas nécessaire, que l’opinion publiquela repousse ; en conséquence il vote pour le rejet.
M. le duc de la Rochefoucault pense que le projetde loi doit au contraire être adopté : il reconnaît quel’article 8 de la charte constitutionnelle établit la li-berté de la presse , et que la censure préalable est des-tructive de cette liberté. Ainsi il réduit la difficulté àdeux questions : la première est de savoir si l’onpeut suspendre momentanément un droit constitu-tionnel dans des circonstances où l’exercice de ce droitserait dangereux ; la seconde , si les circonstancessont telles qu’on ait besoin de la loi proposée. Surla première question , il se prononce pour l’affirma-tive, en observant que cette suspension ne peut êtredangereuse , la puissance législative ayant seule ledroit de l’accorder.
Sur la seconde question , l’opinant ne s’exprimepas avec moins de franchise que sur la première. Jene laisserai à ce sujet, dit-il, aucun doute sur monopinion : j’ai toujours pensé qu’en matières politi-ques , la liberté de la presse réprime elle-même sespropres abus , mieux qu’on ne pourrait le faire partout autre moyeu. C’est en laissant un libre cours à
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