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1 (1815)
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( 4°o )

tous les véritables gens de lettres, quil est si néces-saire de concilier au gouvernement?

A une institution qui outrage constamment la rai-son et le bon sens, et qui proscrivit, presque sansexception, les plus grands écrivains dont la Franceshonore; à une institution qui fera porter chez lé-tranger des capitaux immenses nécessaires à notreprospérité ;

A une institution enfin que vous pourrez juste-ment apprécier, lorsque vous vous rappellerez quellene put se déterminer à revêtir de son approbationla Henriade et le siècle de Louis XIY, monmnerzsde gloire élevés par le génie à deux des plus grandshommes de celte illustre race, que bien long-tempsaprès que lassentiment presque général de la nationle t forcée à la donner?

Ici, lopinant observe que si les réglemens de cegenre pouvaient être exécutés, cette malheureuse ins-titution aurait privé la France de cette prééminencedans les siences et dans les arts que lEurope est forcéede lui accorder, et desséché par- la source la plusféconde de sa gloire et de sa prospérité. Il ajoute quilest dans la nature de tous les gouvernemens de ten-dre sans cesse à augmenter leur autorité, et que laliberté de la presse peut seule les contenir dans leursjustes limites; que tous les maux quon redoute despamphlets et des journaux , ne sont rien en com-paraison de ceux que ladministration se fait elle-jnême en entravant la vérité.

Par ces considérations, lopinant vote pour le rejetdu projet de loi.