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tous les véritables gens de lettres, qu’il est si néces-saire de concilier au gouvernement?
A une institution qui outrage constamment la rai-son et le bon sens, et qui proscrivit, presque sansexception, les plus grands écrivains dont la Frances’honore; à une institution qui fera porter chez l’é-tranger des capitaux immenses nécessaires à notreprospérité ;
A une institution enfin que vous pourrez juste-ment apprécier, lorsque vous vous rappellerez qu’ellene put se déterminer à revêtir de son approbationla Henriade et le siècle de Louis XIY, monmnerzsde gloire élevés par le génie à deux des plus grandshommes de celte illustre race, que bien long-tempsaprès que l’assentiment presque général de la nationl’e t forcée à la donner?
Ici, l’opinant observe que si les réglemens de cegenre pouvaient être exécutés, cette malheureuse ins-titution aurait privé la France de cette prééminencedans les siences et dans les arts que l’Europe est forcéede lui accorder, et desséché par-là la source la plusféconde de sa gloire et de sa prospérité. Il ajoute qu’ilest dans la nature de tous les gouvernemens de ten-dre sans cesse à augmenter leur autorité, et que laliberté de la presse peut seule les contenir dans leursjustes limites; que tous les maux qu’on redoute despamphlets et des journaux , ne sont rien en com-paraison de ceux que l’administration se fait elle-jnême en entravant la vérité.
Par ces considérations, l’opinant vote pour le rejetdu projet de loi.